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Le problème quand on a le temps d’écrire et que l’on n’est pas écrivain professionnel, c’est qu’on est soit en vacance, soit à la retraite, soit arrêt maladie.

Si on est en vacances, tout baigne, surtout si nous avons choisi l’eau bleue de la mer ou de l’océan pour barboter ( oui c’est facile). Dans ce cas je pourrais raconter la plage et les palmiers, les glaces au bord de l’eau. Les promenades dans la lande marécageuse du Yorkshire où hurle la bête du Gévaudan. Je pourrai écrire des heures sur les découvertes merveilleuse des arrières pays ou des êtres mi-homme mi-poisson errent dans les rues d’Insmouth. Je me ferais un plaisir de décrire le grincement du portail rouillé du cimetière en haut de la colline, l’odeur putride exhalé par les tombes entre-ouverte… Bref les vacances quoi!

Si on est à la retraite, c’est pas mal non plus pour tenir un blog. Imaginez un instant les descriptions enflammées de ma dernière partie de bridge. La retranscription intégrales des échanges passionnants sur le profilage du dernier déambulateur I-tech. Les grisantes soirées devant le mot le plus long, la fascination exercé par Drucker le dimanche après-midi. Je pourrai aussi tenir une rubrique critique sur les excellents articles  du journal « Notre Temps » tout particulièrement la rubrique « être des grands-parents à la page! » . .. Bref la retraite quoi!

Mais en arrêt maladie, rien de tout ça. Pas de vie trépidante au club du troisième âge, pas de visite nocturne, errant parmi les ombres entre les tombes, Oh ami et compagnon nocturne! (librement adapté de Lovecraft, pour les ignorants). Il ne reste que l’imagination débridée du blogueur. Ecrire sous l’emprise des médicaments opiacés, bercé par l’aiguillon malicieux de la souffrance, ivre de tisane verveine-menthe, défoncé aux efferalgants. L’esprit embrumé par les excès de L52(contre la grippe). La vie n’est plus alors qu’un long rêve nauséeux. Lorsque par miracle, l’esprit, pendant un instant, se libère des brumes fallacieuses des pastilles Valda et des effets secondaires des dragées Fuca, il est temps alors de laisser courir ses doigts las sur le clavier.

Bon d’accord, je délire complètement! La vérité, c’est que je ne savais pas quoi raconter, le vertige de la page blanche, quand je dis vertige, je joue à la star du stylo, je me pousse du col, je pète plus haut que mon cul, je devrais plutôt dire très léger doute sur ce que je vais raconter comme bêtises. En fait aujourd’hui, rien n’est venu chatouiller mes neurones, à part le superbe recueil de Nouvelles de Sylvie Lainé « Fidèle à ton pas balancé » ici fidele-pas-balance  ( tiens ça fait un truc sympa: « Ouais, moi je suis fidèle, je suis pas une balance – normal je suis bélier-« ) J’en parlerai plus en détail lorsque je l’aurais terminé, mais dors et déjà je peux vous dire que c’est une pure merveille…

Donc pour ce matin, ce sera tout.

Dans la journée je rajouterais une nouvelle ou deux….

A+ pour de nouvelles blogueries!

Gilles

 

PS : Je vais en prime vous partager mes fonds d’écrans, un par jour, bon vous les trouverez en libre service sur le net (pas tous, certain sont des photos que j’ai prise), mais comme ça vous aurez une idée de mes goûts en la matière….

6 thoughts on “Jour deux …. Le vertige de la page blanche!

  1. Coucou. . Je te lis.. Je sais pas comment intervenir ni même si j en ai envie car préfère te lire et peut-être trouver des similitudes ou choses rigolote. Bref je te lis. C est intéressant. Bisous à vous

  2. Ô papounet que ta plume m’émerveille. Je vais me faire un plaisir de te suivre, de te lire, de commenter … telement que tu en aura marre de ta fille! Bon c’est peut être déjà un peu le cas mais je sais que tu m’aime quand même!!!!!! 😙😋😆😀😂

      1. Cher Gilles, j’ai une petite suggestion à te faire depuis mon humble expérience de lectrice. Ta description est fine, dès les premiers mots le ton est donné, l’ambiance n’est pas biaisée, le décor planté…bref, c’est un bon début mais je crois qu’afin d’étayer ta description de l’arrêt maladie, d’apporter un peu de douceur à ta plume et à cette ambiance digne du Bateau Ivre tu devrais aborder ce que tu portes … devoiles toi donc et parles nous de ta magnifique tenue d’intérieur !!!! Non mais quand même ! Les détails sont nombreux, le vocabulaire est choisi et rien sur ta robe de chambre de luxe, nom de Dieu ! Une honte, un tel manquement chez un auteur tel que toi !! …. Hi hi ! … Mais non..je ne me prends pas pour une critique littéraire mais quand j’ai vu de quelle poésie tu entoures le L52 … ton pardessus carreauté trouverait surement sa place ! 😉 bise

        1. Dis donc, veux-tu, tu n’a pas honte, jurer sur MON blog! Mais comment oses-tu? En plus tu dévoiles sans vergogne ma garde robe intime…. M’enfin ;-)) Et puis essaye donc pour voire d’écrire avec le côté doux d’une plume, il n’y aura qu’un barbouillis infâme alors que si tu écris du côté qui pique, là tu obtiens des mots qui font des phrases et des phrases qui font des histoires… Méfions-nous de la douceur elle n’est parfois que le reflet de l’inefficacité ( pas tout le temps non plus, faut pas pousser!)

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